Bien-être

J’ai testé pour vous : le sport pendant la grossesse

you are unstoppable

Bientôt neuf mois après mon accouchement, il est temps pour moi de revenir sur mon expérience sportive pendant ma grossesse : NADA. Je n’ai pas fait de sport enceinte. Et avant, pendant que j’espérais ce bébé avant de l’attendre, j’avais fortement réduit l’intensité. Pour compléter le tableau, en post-partum je n’ai pas été très performante non plus. Et c’est OK !

Les bienfaits du sport pendant la grossesse

On nous le dit (enfin) de plus en plus, le sport et la grossesse, c’est un grand oui. L’activité physique permet de réduire ou limiter les risques de diabète gestationnel, d’hypertension, de prise de poids trop importante. Pratiquer un sport pendant la grossesse préserve votre condition physique, et votre bien-être psychologique. Enfin le sport vous aide à mieux récupérer après l’accouchement. Que du bonus dans le cadre d’une grossesse normale !

La Haute Autorité de Santé précise aussi que l’activité physique adaptée n’augmente pas le risque de fausse couche ou de naissance prématurée.

Mon expérience du sport pendant la grossesse

Dans le cadre de mon projet bébé, j’ai ralenti la course à pied. J’ai fortement réduit l’intensité car, dans mon cas, je sentais que cela puisait trop dans mes réserves et stressait mon organisme. Notez que je courais cinq fois par semaine, que je préparais des marathons. Ce n’est pas du tout incompatible avec tous les projets fertilité mais c’était une carte que je maitrisais.

Au moment où j’ai appris ma grossesse, tout de même, j’étais dans une énième « reprise tranquille ». A postériori je pense que les hormones de début de cycle me boostaient. Je m’étais même inscrite au marathon de Vannes en relais avec mon mari. Et puis le 12 mai après mon test positif, j’ai arrêté le sport. Au départ je visualisais plutôt une grossesse sportive, du yoga prenatal, des dossards enceinte, mais ça ne s’est pas passé comme ça.

J’ai commencé par être fatiguée et ballonnée, donc peu agréable pour courir. Ensuite, je me suis dit « premier trimestre bof, attendons la première échographie ». J’ai voulu faire un peu de yoga mais je ne le sentais pas trop. Je m’étais même inscrite sur Holy Mama mais j’ai simplement binge-watché toutes les vidéos conseils.

Ensuite ce sont enchainés un petit décollement assorti d’un « restez tranquille » de ma sage-femme, du diabète gestationnel avec des petites hypoglycémies dès que j’étais debout trop longtemps, et une peur de mal faire omniprésente. Et puis tout simplement, je n’avais pas envie de courir !

J’ai rapidement fait la paix avec l’image « courir enceinte » que j’avais en tête. Oui, de nombreuses grossesses se déroulent à merveille en courant plein de kilomètres, mais finalement, ce n’était pas pour moi. Je suis aussi très mono-projet. Me focaliser à 100% sur ce petit bébé, sans objectifs de performance, m’allait tout à fait. J’ai vite remplacé mon kilométrage hebdomadaire par des mètres et des mètres de tricot pour bébé (nouvelle passion). Par contre, je n’imaginais pas que la reprise serait si difficile. Je pensais naïvement que « le corps se souvient ». Mais, après une longue pause, il met tout de même un peu de temps à retrouver ses repères.

Pas de sport mais de l’activité physique enceinte

Là on dit « merci le diabète gesta ! ». Même sans lui, je serais surement restée active un minimum car je me déplace essentiellement à pied et j’aime marcher. Mais mon petit diabète gestationnel a été diagnostiqué très tôt, et j’ai vite compris que bouger aide beaucoup. Je souhaitais, si possible, éviter l’insuline et gérer ma glycémie avec l’alimentation et l’activité physique. Dans mon cas, cela s’est révélé possible. Vive les petites marches digestives après chaque repas. On devrait garder cette habitude en permanence mais il faut un peu de temps !

J’ai donc marché largement mes 10 000 pas par jour (lire aussi les bienfaits de la marche). J’ai même hésité à m’acheter un tapis de marche quand l’hiver est venu et que la balade après dîner réclamait beaucoup de motivation. Grâce à ce maintien de l’activité physique, j’ai réussi à tenir le diabète sous contrôle, à rester en forme et à m’aérer l’esprit. Je n’ai pas pris beaucoup de poids pendant ma grossesse (8/9 kilos). Mais soyons honnêtes : ma morphologie et le régime sans sucre ont évidemment aussi joué un rôle important.

Sport enceinte : c’est vous qui voyez !

Je ne suis pas en train de vous dire de ne pas faire de sport pendant la grossesse ! Oui le sport, ou au moins l’activité physique, a de nombreux bienfaits quand tout se passe bien. Mais à l’inverse, ne vous mettez pas la pression pour rester performante à tout prix ! Commencez par trouver un pro de santé qui connaisse votre pratique sportive, et qui vous encourage à continuer si vous le souhaitez et qu’il n’y a pas de contre-indications. Ensuite, c’est vous qui voyez ! Vous pouvez garder votre sport favori, le plus longtemps possible, partager des dossards avec votre bébé. Ou bien changer de cap pour des sports plus doux. Ou encore garder une large place au repos (au tricot) et bouger ce qu’il faut pour rester en forme.

Oui, la reprise post-partum peut être plus difficile quand on a tout arrêté pendant plusieurs mois. Mais peu importe, si le niveau doit revenir, il finira bien par remonter avec du temps, de la persévérance et de la motivation. Et après tout, la grossesse c’est comme un marathon, et le post partum peut ressembler à un ultra trail !

Marie

rédactrice web freelance, j'écris depuis quinze ans sur mon blog Graine de Sportive, et j'ai collaboré avec plusieurs médias. Contactez-moi pour me confier vos besoins sports et bien-être !

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